La thérapie de substitution aux Opiacés

Référence: OMS – Un Guide de Pratique Essentiel
http://www.who.int/hiv/pub/idu/idu_searo_wpro_treatment.pdf

La thérapie de substitution aux Opiacés (TSO)

La TSO est disponible sous plusieurs formes; celles qui sont le plus communément usés sont la méthadone et/ou la buprénorphine.
La substitution aux opiacés est un traitement de la dépendance de la drogue. Elle réduit la probabilité de rechute à l’injection et peut être considérée comme une stratégie efficace de prévention de VIH.

La dépendance de la drogue et les infections de VIH ne sont pas des problèmes isolés, avec l’un en mesure d’influencer la progression de l’autre. Il y a une variété de modalités de traitement de la dépendance de la drogue, y compris la thérapie résidentielle sans drogue, le traitement basé sur l’orientation en consultations externes, la substitution assistée de médicaments, et la désintoxication de la dépendance aux opiacés.

Des options de traitement efficaces, utilisant l’approche de l’orientation fondée sur les preuves, doivent aussi être offertes, pour la dépendance à la cocaïne et aux stimulants du type amphétamine (STA). La thérapie, à l’aide de médicaments, pour la cocaïne et pour la dépendance aux STA, pourrait être bénéfique, bien que la thérapie de substitution aux non-opiacés pour la dépendance est beaucoup moins développée et n’est généralement pas disponible en dehors des protocoles de recherche.

Etant donné la nature chronique et récurrente de la dépendance aux substances, la détoxification toute seule est rarement efficace à la production de changements soutenus et à long terme.

Le traitement de la dépendance à la drogue, en particulier par la TSO, offre de nombreux avantages pour la prévention et le traitement du VIH/SIDA par:

 L’amélioration de l’accès aux soins et au traitement du VIH, aussi bien que les services de santé générale.
 L’engagement des usagers actifs de la drogue au traitement
 La réduction de la transmission du VIH, des hépatites virales et des infections bactériennes
 La diminution du besoin d’hospitalisation
 L’amélioration et la facilitation du respect et du suivi des patients de l’ARV
 La réduction de l’usage des opiacés illicites
 La réduction de l’activité criminelle
 La diminution des décès par surdose
 La réduction des comportements présentant un risque élevé de transmission du VIH
 L’amélioration de l’intégration sociale

Les avantages des programmes de la thérapie de substitution peuvent être maximisés par:

 La prescription de la méthadone ou la buprénorphine, en doses qui empêchent efficacement le désir et qui réduisent la consommation de la drogue
 Des programmes d’orientation vers l’entretien plutôt que vers l’abstinence
 Offrir une orientation, une évaluation et un traitement aux problèmes psychiatriques sociaux et de co-morbidité
 L’usage de stratégies factuelles, telles que les entretiens motivationnels ou la gestion imprévue, pour aider les patients à réduire l’usage de drogues supplémentaires
 Assurer un accès facile aux services, y compris un emplacement géographique et des heures d’ouvertures convenables, aussi bien qu’un coût abordable

Là où la thérapie de substitution est disponible, il faudrait tenir compte d’offrir des soins médicaux pour le VIH/SIDA et de distribuer l’ART sur le même site duquel la thérapie de substitution est administrée.

Cette approche peut:

 Atteindre des niveaux maximaux de la supervision du traitement et améliorer l’observation
 Réduire le risque du développement de la résistance au médicament de l’ARV
 faciliter la gestion des interactions entre la méthadone et les médicaments du VIH/SIDA
 Offrir la possibilité d’administrer DAART aux patients présents quotidiennement pour recevoir la méthadone (une seconde dose d’ARV, à emporter chez soi “take-home”, est généralement nécessaire)

Source: OMS

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