Hépatites B et C

Hépatites B et C

L’OMS estime que 240 millions de personnes sont chroniquement infectées d’hépatite B (HVB) et 170 millions sont chroniquement infectées d’hépatite C (HVC). Ces chiffres dépassent de loin le nombre de personnes vivant avec le VIH, estimées à 34 million.

Les personnes qui s’injectent de drogue (PID) sont la population clé, infectées de HVB et de HVC. Il y a environ 16 millions de personnes qui s’injectent de drogues dans 148 pays. En 2011, il a été estimé que 1.2 million de personnes qui s’injectent de drogue soient infectées par l’HVB et 10 millions de personnes qui s’injectent de drogue soient infectées par l’HVC.

Pour les personnes qui s’injectent de drogue, l’HVB et l’HVC sont généralement transmis par le partage de matériel d’injection contaminé. Les principaux modes de transmission des hépatites virales incluent les injections médicales non-stériles, la transfusion de sang, les rapports sexuels et l’injection de drogue. L’HVC, cependant, est rarement transmise sexuellement. Dans ces dernières années, et depuis que le dépistage du sang et l’usage de matériel stérile pour les injections médicales ont augmenté, la transmission par ces voies a été réduite, l’injection de drogue est devenue proportionnellement plus importante, en tant que vecteur de transmission des hépatites virales. L’HVB et l’HVC peuvent causer des hépatites inflammatoires aigues qui peuvent entrainer une insuffisance hépatique fulminante. Une infection chronique peut entrainer une fibrose et a la fin une cirrhose et une carcinome hépatocellulaire– des conditions qui mènent à une mortalité accrue. L’HVB et l’HVC peuvent compliquer le traitement du VIH, et l’HVC peut accélérer la progression de la maladie du VIH.

Des programmes de prévention devraient être appliqués, et le public ciblé, inclus les professionnels de santé, les décideurs de politiques, les directeurs de programme national, les chercheurs, les organisations non-gouvernementales, la communauté et les organisations de la société civile, et les PID. Par conséquent, des Programmes d’Aiguilles et de Seringues doivent être appliqués afin de prévenir ces infections, mais les programmes existant ne sont pas suffisant, car on estime globalement, que seulement 22 seringues sont fournies, par personne qui s’injecte de drogue, par an.

Une vaccination peut prévenir les infections de l’Hépatite B.

Aucun vaccin n’a été encore découvert pour l’Hépatite C.

Dans les deux cas d’infection, le virus ne peut pas être éradiqué des fluides corporaux, mais un traitement pour prévenir les complications et pour protéger le foie, devraient être établi dans les phases antérieures.

Source: OMS, CDC

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