Qu’est- ce que la réduction des risques?

Qu’est- ce que la réduction des risques?

La réduction des risques est une combinaison de politiques, de programmes et de pratiques peu onéreuse, facilement appliquée et visant à réduire les conséquences négatives de la consommation de drogues sur la santé et le statut social et économique des usagers de drogues.
De nombreuses études ont montré que la réduction des risques est bénéfique pour les usagers de drogues, leurs familles et la communauté, et par suite à améliorer la santé publique et à protéger les droits de l’homme.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi que d’autres des organisations mondiales, soutiennent fortement les stratégies de réduction de risques en tant que démarche fondée sur des preuves scientifiques pour la prévention du VIH et d’autres infections, et pour le traitement et les soins des usagers de drogues injectables.

L’ensemble de ces stratégies, selon l’Organisation Mondiale de la Santé sont:

1. Les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES): Consiste à fournir des aiguilles et des seringues stériles aux usagers de drogues et à la récupération des anciennes déjà utilisées, afin d’éviter de les partager avec d’autres, et d’être exposé à des infections intraveineuses.
2. La thérapie de substitution aux opiacés (TSO) et d’autres traitements de dépendance: C’est le fait de fournir aux usagers de drogues le traitement chimique classique ou des substitutions aux opiacés. La thérapie de substitution donne la même sensation donnée par l’héroïne ou l’opium, mais sans causer des dégâts cérébraux et sans l’effet négatif sur le comportement, qui reste stable, ce qui aide les usagers de drogues à reprendre leur vie normale.
3. Conseil et dépistage volontaires et l’orientation du VIH et des hépatites virales (VCT) : C’est le fait de détecter la présence du VIH par des tests biochimiques dans le contexte d’une session d’orientation volontaire et confidentielle.
4. La thérapie antirétrovirale (TAR): C’est un traitement qui suspend le travail et la reproduction du VIH chez son porteur.
5. La prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST) et non protégées: C’est la détection et la prévention des maladies sexuellement transmissibles par des rapports sexuels non protégés, et cela dans l’objectif d’un traitement précoce ou prévention de la détérioration de la santé.
6. Les programmes des préservatifs pour les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires sexuels : C’est la distribution de préservatifs aux usagers de drogues et à leurs partenaires sexuels, en tant qu’outil de prévention de la transmission des infections par voie sexuelle.
7. Les informations ciblées, la sensibilisation, et la communication (IEC) pour les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires sexuels: C’est l’explication et la diffusion des informations d’une manière pratique sur les moyens de réduction de risques et par l’aide de brochures et d’autres outils de communication.
8. La vaccination, le diagnostic et le traitement de l’hépatite virale: Consiste à fournir le vaccin contre l’hépatite B pour la prévention, et assurer le traitement pour les personnes atteintes par le virus B ou C.
9. La prévention, le diagnostic et le traitement de la tuberculose (TB): vu que les usagers de drogues sont les plus vulnérables à la tuberculose à cause de l’échange du matériel et des outils nécessaires pour sniffer la drogue et à cause de l’immunosuppression qu’ils ont lors de la consommation.

Vue d’ensemble sur les dangers de l’usage de drogues :
Il y a environ un million d’usagers de drogues dans la région du Moyen-Orient et du nord de l’Afrique (MENHARA, 2008). Selon le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime, l’usage des drogues injectables est associé, en parallèle, au VIH dans la région du Moyen-Orient et du nord de l’Afrique. L’existence des pays de la région sur le même chemin du trafic des opiacés, en particulier en Afghanistan, produit un trafic local contribuant ainsi a l’utilisation accrue des opiacés dans la société. Lorsque l’opium entre dans la communauté, il sera lié à la drogue injectable et par conséquent, au VIH.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’utilisation des drogues injectables est le mode principal de la transmission du VIH dans le monde, parmi les autres comportements dangereux. En général, selon l’organisation, il y a environ 16 millions de personnes qui injectent la drogue par des seringues, et 3 millions d’entre eux vivent avec le VIH. C’est à dire qu’il y a, sur dix nouvelles infections par VIH, une personne qui le contracte par l’usage de drogues injectables.

Un certain nombre de facteurs contribue à l’aggravation du problème, y compris le manque d’informations scientifiques sur ce sujet, chez les familles des usagers de drogues et la population en général. Ce manque de connaissance ainsi que les autres facteurs environnementaux augmentent la stigmatisation, la discrimination, et les risques associés à la consommation de drogues. Par conséquent, il est nécessaire de compter sur les stratégies de la réduction des risques.

L’efficacité des stratégies de la réduction des risques de l'usage de drogues

De nombreuses études, partout dans le monde, ont montré l’efficacité des programmes de réduction de risques. Par exemple, selon l’Institut National de la Prévention et de l’Education de la Santé (INPES), en France, l’étude menée en 2009 a montré qu'au milieu des années nonante, le nombre des usagers de drogues représentait le quart du nombre des personnes infectées par le VIH. En 2006, ils ont atteint plus que 9%.
En outre, le système de déclaration obligatoire a montré que 2% ‘seulement’ des nouvelles infections du virus, était causé par l’usage des seringues infectées.

Ces résultats montrent sans doute, beaucoup d'effets positifs des procédures et des messages de la réduction de risques qui ont été suivis, surtout celles qui sont associées à l’échange des seringues, comme le montrent les statistiques suivantes :
• 48% d’échange de seringues en 1988 a diminué jusqu' à 20% en 1998 et jusqu'à 13% en 2004.
• Augmentation au niveau des connaissances des usagers de drogues par voie injectable de plus de 90% sur les risques de transmission du virus, et des pratiques qui la causent.

Malgré les nombreuses preuves de renforcement des intrusions principales pour la réduction des risques, comme les programmes d’échange des seringues et le fournissement de la thérapie de substitution aux opiacés, et malgré les dons mondiaux disponibles pour le traitement de la dépendance, la couverture mondiale pour ce sujet n’est pas suffisante car 8% seulement des personnes, qui utilisent des drogues injectables, obtiennent les services, et 8% ont la possibilité d’avoir accès au traitement de substitution. Plusieurs études ont vérifié l’efficacité du coût de ces interventions: le rendement économique de l’efficacité de la thérapie de substitution est estimé, par exemple, de quatre fois plus de son coût et cela en évitant les infections, en réduisant le taux de criminalité, et ainsi de suite. Les études ont aussi montré que le rendement de chaque dollar, investi dans les programmes des seringues, atteint l’effet de quatre dollars sur la communauté.

Plus de détails sure les interventions

Les études ont prouvé que :

• Les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES) et la distribution de préservatifs et d’autres, offrent aux utilisateurs du matériel propre pour les drogues, aussi bien que des conseils et un dépistage volontaires (VCT) et plus de sensibilisation et de réduction du VIH et de l’hépatite B et C et d’autres infections sexuellement transmissibles, et cela de manière significative.
• La thérapie de substitution aux opiacés (TSO) comme la méthadone ou la buprénorphine aide les usagers de drogues à se réintégrer dans leurs sociétés, en tant que membres productifs. C’est une alternative au traitement classique de désintoxication et il est utile à ceux qui sont incapables ou ne veulent pas arrêter la consommation de la drogue.
• Le conseil et le dépistage volontaires (VCT) et le traitement et les soins aident à détecter le VIH, dans ses premiers stages, chez les usagers de drogues qui font parties des groupes les plus exposés au danger, en suite les référer aux centres de soins pertinents ou ils peuvent commencer et bénéficier des traitements antirétroviraux.
• La création d’un environnement favorable se fait à travers le plaidoyer, la sensibilisation, le matériel publicitaire, la prévention et le traitement des maladies sexuellement transmissibles non-protégées, la vaccination, et d’autres des interventions pareilles.
• L’adoption de l’approche de la responsabilisation et de la participation, car il est également important d’inciter les décideurs à adopter des lois et des politiques qui prennent en considération les droits des usagers de drogues, tout en les faisant participer dans la lutte pour leurs droits.

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